En cette période pré-électorale pour les présidentielles, chacun y va de ses propositions, de ses réflexions.
Vous, nous, n’y échapperons pas et notamment en ce qui concerne bien sûr la Sécurité, de ce qu’il conviendrait de faire.

C’est la raison pour laquelle le SNES a proposé cette année à Nicolas Baverez, membre du Comité Directeur de l’Institut Montaigne et Président de son groupe de travail « Refonder la sécurité nationale », d’intervenir sur les recommandations qu’il préconise.

 

 

Nous avons choisi de donner un écho privilégié, à vos travaux cher Nicolas, parce que vous les avez inscrits dans une large perspective et prospective : celle de la sécurité nationale. Ce que je note au-delà du champs des idées, des analyses, c’est que l’humain reste au centre de vos réflexions.

« Et Chaque sentinelle est responsable de tout l’empire ».

C’est la citation que vous avez choisie de mettre en page de garde de votre rapport. Elle est tirée d’un extrait de l’ouvrage d’Antoine de St Exupéry « Un sens à la vie ».
Pour les chefs d’entreprises du SNES, pour tous les agents « sentinelles de la sécurité privée » ces mots nous parlent. Mais, nous ne nous prenons pas pour autant (si vous permettez l’expression) pour les « oies du capitole ».
La sécurité privée est un des maillons de la vaste chaîne sécuritaire du pays. Elle apporte sa contribution en restant à sa place. Mais, il est clair qu’elle peut et qu’elle doit apporter plus à cette chaîne, pour peu, qu’on lui en donne les droits et les moyens.

Merci de nous avoir rappelé par votre exergue et vos travaux combien la contribution de la sécurité privée à la sécurité générale est essentielle.

L’éclat du jour de cette nouvelle année 2017 illumine les 25 ans de la création du SNES. Oui, voilà un quart de siècle que le SNES s’est engagé dans le dialogue, dans les réflexions et fait des propositions. Nous sommes présents dans toutes les commissions. N’est-ce pas Messieurs les Préfets ?

Le SNES a été un élément moteur de la création du CNAPS. Il participe activement à la montée en puissance de la coopération de sécurité. Depuis 1992, en fait, le SNES ne manque aucune étape des évolutions de la sécurité qu’il suscite et accompagne.

Les propositions issues de ses travaux, de ses commissions sont une véritable marque de fabrique, profondément ancrée dans la pluralité des échanges et constitue l’ADN de son fonctionnement. Ce n’est pas son Président fondateur ici présent, Claude Lévy, qui mérite toute notre reconnaissance et tous les honneurs de la profession, qui me démentira.

Sur l’acte de naissance du SNES était inscrit le tout premier “Livre Blanc de la Sécurité Privée” en 1992. Pour mémoire, ce livre blanc appelait à 3 propositions et garanties fondamentales :

Première proposition : la mise en place d’une carte professionnelle,
Deuxième proposition : l’obligation d’aptitude professionnelle,
et troisième proposition : la création de ce qui allait 20 ans après, …. oui 20 ans après, devenir le CNAPS.

Monsieur le Préfet, directeur du CNAPS que je salue ici, ainsi que les membres de votre équipe : les propositions du SNES remontent loin !  Cela nous conduit aujourd’hui à avoir une lecture particulière et volontairement dynamique de ce moment que nous vivons aujourd’hui. Comment ne pas se féliciter en effet de la multiplication des propositions, d’où qu’elles viennent ? Voir ainsi s’élargir les cercles de réflexions internes ou externes à la branche est incontestablement un signe de bonne santé intellectuelle de notre profession.

« Les analphabètes du futur ne seront pas ceux qui ne savent pas lire, écrivait le célèbre futuriste Alvin Toffler, Mais, il s’agira de ceux, qui ne sauront pas comment apprendre ».

Les urgences sont là, le présent frappe à notre porte. Le temps des réflexions et des propositions c’est bien ! Mais, le temps de l’action pour aller véritablement de l’avant, c’est mieux !

Le SNES a depuis longtemps choisi son terrain d’expression et de construction de la nouvelle sécurité privée, qu’il appelle de ses vœux. Contrairement à d’autres conceptions ce n’est pas de l’extérieur que nous voulons et devons agir. Il s’agit  tout au contraire de construire, voire si nécessaire, comme cela l’a été récemment, de reconstruire, de l’intérieur le modèle de la sécurité privée française.

A l’intérieur même de la branche prévention et sécurité privée, bien sûr avec l’ensemble de ses partenaires sociaux dont je salue ici la présence, qu’il s’agisse des organisations des salariés et de nos confrères patronaux, tous comme le SNES, légitimes dans le dialogue social.

Nous devons relever plusieurs défis :
– celui de l’attractivité et des évolutions de carrière
– le défi de l’encadrement intermédiaire
– également la polyvalence et la polycompétence,
– l’intégration d’une offre globale comprenant la mise en oeuvre par les hommes des technologies appropriées,
– et celui du juste et vrai prix de la Sécurité Privée,

Je remercie Alain Juillet qui travaille avec le CDSE à mieux appréhender ces questions, je le salue ici par l’intermédiaire de sa Directrice Générale, Annick Rimlinger qui le représente ce soir. Plus que jamais, le SNES travaille sur tous les chantiers, il négocie au sein de la branche et son regard est tourné vers la nouvelle sécurité privée.

Est-il acceptable de penser que nos agents, lorsqu’ils sont agressés, cela ne constitue pas un fait aggravant ?

N’est-il pas concevable d’envisager qu’une partie de la taxe CNAPS prélevée à nos clients soit réinvestie pour des formations utiles à la nation et pour la sécurité de nos concitoyens notamment pour anti-terrorisme ?

Puisse donc, que le temps des propositions fasse place à celui de l’action. C’est là le vœux global, global comme la sécurité, que je formulerai ce soir. Ce n’est pas un hasard, si j’ai choisi de tenir cette manifestation au sein du “Comité Olympique” qui travaille sur la candidature française pour les jeux de 2024, et que je remercie pour leur accueil. C’est un peu ma maison en ma qualité de vice-Président de la Fédération Française de Judo.

 

Si la France organise ces jeux, j’y vois, comme vous, certainement un tremplin pour l’essor de nos métiers de la sécurité et pour le développement de nos entreprises.

Comme nous l’avons fait et réussi pour l’Euro 2016, la sécurité privée est prête à s’engager auprès des Fédérations sportives.

Messieurs les Préfets, Mesdames et  Messieurs les Présidents, Mesdames, Messieurs, chers amis,

Les membres du SNES, les permanents, le Conseil d’Administration se joignent à moi pour vous présenter leurs vœux, que cette année vous apporte ainsi qu’à vos proches prospérité et bonheur.

“Citius, Altius, Fortius”,
“Plus vite
, plus haut, plus courageusement”,
que la devise de Pierre de Coubertin vous accompagne tout au long de cette année.

Jean-Pierre Tripet, Président du SNES